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"Beauté muette" de Jean-Marie Lafon-Delpit
L'analyse de Michèle Paret :
C’est un immense plaisir que d’accueillir sur « notre » site ce grand diaporama et sa beauté à la fois muette et si parlante.
Tout est équilibré : les images, le texte, la diction. On ne peut pas rester indifférent devant cette œuvre. Tout est lent, on se déplace à pas feutrés dans ce coin de nature encore vierge, même si l’homme y a mis la main pour la domestiquer. Petit à petit, on entre dans un univers inconnu, on suit le narrateur qui nous en fait découvrir la beauté immaculée et les mystères impénétrables. On nous révèle un secret, un amour, une passion indescriptibles. Pendant la plus grande partie du diaporama, l’auteur parle « d’elle » et la révélation n’arrive que fort tard. Avec ce pronom féminin, on pense à une femme, une épouse, mais en réalité il s’agit d’une saline à laquelle un homme voue une véritable passion. Elle lui doit tout, il lui doit tout, ils vivent en parfaite symbiose, en parfaite harmonie. Les jours s’écoulent doucement, sans heurt, sans surprise, on est frappé par l’ambiance de sérénité qui émane de ce montage. La musique est bien choisie, bien dosée et on remarque qu’il n’y en a pas tout du long. Les bruits de la nature servent de support à l’image, ce qui convient très bien. Le texte est excellent, plein de poésie, de douceur et d’amour. La voix le sert à merveille, elle est douce, chaude et envoûtante. Tout est dit sur le ton de la confidence. Les images sont elles aussi fort bien réussies, admirons les lumières, les graphismes. Il y a surtout des gros plans qui nous entraînent dans un univers magique et ne dévoilent pas la clé du mystère. Evidemment si à l’époque où elles ont été faites le numérique avait existé, elles seraient encore plus belles. Elles ont peut-être perdu de la qualité quand on les a scannées, mais ce n’est qu’un détail. Un diaporama dont on ne se lasse pas… laissons-nous bercer par son rythme apaisant.
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